Le couple du faucon parisien

Posted by admin | Blog | Lundi 15 août 2011 13:51

110815 coulpe faucon 
Je continue a suivre les faucons de la cheminee place Brazaville (15e arrondissement).

J’ai enfin pu faire un dessin du couple, dans un meme champ de vision, il y a quelques jours (ci-dessus).
Mais ce matin, vers huit heures, ils etaient encore proches. Malheureusement le temps de sortir mon telescope, ils ont disparu.
La manifestation vocale a ce moment-la etait tres marquee, je l’entendais (je pense que c’est le male) tres nettement depuis la place Saint-Charles.
[Je ne les ai vus que quelques secondes, mais il m'a semble que le male avait apporte quelque chose a sa belle. Serait-ce (je ne peux l'affirmer pour le moment) un passage de nourriture?]

Ensuite, je ne vois plus la femelle jusqu’a 9h30 environ, l’heure a lauquelle je suis parti. Le male est assez visible, avec quelques envols (certainement des tentatives pour chasser), changeant de perchoir, il reste toutefois dans le secteur de la face Est de la cheminee.

J’ai bien vu que le male prefere se positionner au bord, pour beneficier surement d’une large vision, mais il se deplace parfois a « l’interieur » (il y a un espace entre la cheminee proprement dite en metal et la structure en beton qui l’entoure) – comme cela a ete observe par Genevieve et Co et rapporte sur la liste Ornitho Urbaine- : la femelle qui n’est plus visible sur son perchoir favori, y serait-elle?
Auquel cas, que fait-elle dans un endroit retire comme cela?

Je voudrais emettre une hypothese audacieuse : la femelle est en train de couver ou s’occupper des jeunes, et le male ravitaille sa famille.
La periode est un peu tard, mais voici quelques arguments en ma faveur :
- les oiseaux peuvent nicher tard, surtout cette annee (exemple du couple de goeland argente qui a commence a nourrir leur petit poussin en juillet -rue Charenton, 12e-);
- si le couple est celui de la Defense (idee de Fred Malher), comme il avait echoue la couvee ce printemps, tente-il peut-etre une deuxieme dans un autre endroit, en occurence cette belle cheminee du 15e;
- comme je l’ai deja dit, le femelle qui etait bien visible sur son perchoir favori semble se cacher a « l’interieur »;
- la manifestation vocale tres animee;
- d’ailleurs pourquoi le couple reste-t-il uni, si la periode de reproduction est passee?…

Pour l’instant, je n’ai pas de critere determinant pour prouver la nidification, cela ne reste donc qu’une hypothese.. mais on peut toujour rever!

A suivre!!
(clavier sans accent)
110815 pelerin male

Faucon intra-muros : un second

Posted by admin | Blog | Lundi 8 août 2011 07:56

110808pelerin male
Hier matin, j’etais aller voir de nouveau le faucon pelerin du 15e arrondissement.

Arrivee vers 6h45, aucun faucon a vue sur la face nord.
Je fais le tour de la cheminee, rien non plus sur l’autre cote (face sud).
Mais sur l’angle nord-est, je vois le faucon ,,, en train de depecer une grosse proie, probablement un pigeon (impossible de determiner l’espece). C’est la « femelle ».
Apres avoir mange une bonne partie (ca a dure environ 20 minutes, entre 7h20 et 40), elle s’envole avec la carcasse dans les serres.

Environ dix minutes plus tard, elle revient sur son perchoir favori.
De long moments de toilettege et repos.

Je fais encore un tour de la cheminee (vers 8h50), et reblotte, je tombe sur un faucon a l’angle nord-est.
Il est en train de manger en plus !
Je regarde un peu plus haut sur le perchoir, et la femelle est toujours la ( deux faucons dans mon champ de vision ).

Celui qui est en train de manger m’a semble etre plus fin et sa tete proportionnellement plus grosse, en tout cas moins « sombre ». La face ventrale plus finement rayee et legerement beige.
J’ai envie de conclure que c’est un male.

Il finit de manger tres rapidement, reste la environ cinq minutes et s’envole.

Madame (si c’est en est une) reste perchee, a se toiletter.

Il y aurait donc un couple sur cette cheminee en plein Paris.
Cela devient de plus en plus interessant…

A signaler un blog qui fait un suivi tres complet sur cette espece a Ivry :
http://fauconline.blogspot.com/
Ce site est situe a moins de deux kilometres de Paris (direction sud-est).
Cette annee, le couple a reussi a elever des jeunes : pourquoi pas dans Paris intra-muros, au printemps prochain?

(clavier sans accent)

Faucon intra-muros

Posted by admin | Blog | Mercredi 3 août 2011 15:12

110803pelerinJ’ai deja evoque ici ce superbe rapace qui est le faucon pelerin. Puissant, rapide et elegant, c’est un redoutable chasseur d’oiseau. Je l’ai maintefois observe et dessine, notamment sur les iles d’Hyeres, a Bruxelles ou au Japon, ainsi que dans la proche banlieu (Ivry), ou un couple a reussi a elever des jeunes cette annee.

Nous attendions le faucon pelerin aussi dans Paris intra-muros, car l’espece ne dedaignant guere le milieu urbain et s’il a niche a Ivry, il n’y avait aucune raison pour qu’il ne vienne pas s’installer dans la capitale.
Bien qu’il ait ete deja vu en vol plusieurs fois, on ne lui connaissait pas encore un endroit qu’il frequente regulierement.
Et bien, c’est (presque) chose faite.

Le 1er aout (lundi dernier, donc), je suis parti voir les petites betes de l’ile aux Cygnes : agrions, lezards, gardons … Des especes banales mais que j’aime bien observer.
De l’autre cote de l’ile, sur la rive gauche, se trouve le Front de Seine, avec une grande cheminee. Elle ressemble fort a celle d’Ivry ou les pelerins ont installe leur nid. Je jetai un coup d’oeil a chaque fois que je passais dans le coin, mais je n’y avais vu que des pigeons domestiques.

Je regarde quand meme la cheminee, pour la enieme fois, et la, je vois un oiseau sombre. Sa tete est proportionnellement grosse, se tient droit et a une tache claire sur le visage. Malheureusement, je suis tres loin et avec mes pauvres jumelles 8X30, je ne peux pas le determiner avec certitude.

Qu’a cela ne tienne, je rentre chez moi, prends le telescope et le trepied et repars dans le 15e.

Dans le champs de vision de mon telescope, je vois bien que c’est un faucon pelerin : corpulence athlethique, dessus gris ardoise, dessous finement raye, avec des gros yeux severes et la « moustache  » caracteristique.
Tres probablement une femelle, bien batie, un peu moins marquee, la poitrine legerement rousse…

Il serait interessant de suivre cet endroit (si le faucon y reste), rien que pour observer son comportement, ses attitudes. Et on peut toujours rever : un jour, un male viendra rejoindre sa belle et ils installeraient -c’est le cas de le dire- leur nid d’amour.

(clavier sans accent)

Rieuses

Posted by admin | Blog | Mercredi 9 mars 2011 21:59

110310mouettesUne autre observation sur un oiseau commun à Paris pendant l’hiver : la mouette rieuse. On en voit en nombre tout au long de la Seine, pièces d’eau dans les parcs… et parfois également loin des eaux, sur les poubelles de marché par exemple.

Ici, ce sont des mouettes qui se reposent à l’extrémité de l’Ile de la Cité, dessinées en février. Certaines ont déjà la tête brune, signe qu’elles ont pretês pour se reproduire.

En ce moment, elles commencent à déserter la capitale, pour se diriger vers leur lieu de reproduction – souvent des roselières dans les marais -.

Dortoir

Posted by admin | Blog | Mercredi 9 mars 2011 21:36

110310ramiersRetour sur les observations parisiennes en janvier-février : voici les pigeons ramiers, fort nombreux maintenant dans Paris, sur un quai près de Notre-Dame. Ces pigeons sauvages, malgrè leur corpulence massive, arrivent à picorer les bourgeons, perchés sur les branches fines.

Lorsque le soir arrive, les ramiers se rassemblent petit à petit sur certains arbres pour y passer la nuit. Beaucoup d’espèces procédent de la sorte : les moineaux, verdiers, pies, corneilles, mouettes pour ce que j’en ai vu dans Paris.
Celui des étourneaux de la BNF est bien connu : ce sont des milliers d’individus qui viennet se poser sur les pins, ces pins qui ont été deplacés depuis la forêt de Fontainebleau!…
110310dortoir ramiers

Signe de printemps

Posted by admin | Blog | Mercredi 9 mars 2011 19:15

110309cigogneComme je l’avais déjà dit : le temps passe vite!! On est en mars et voici mon premier blog de l’année 2011!

Le mois de décembre 2010 a été rude avec plusieures chutes de neige, mais les mois suivants ont été cléments. Sur les différentes listes de discussion ornitho, on parlait dès février, des passages de migrateurs : oies, grues ou cigognes au-desussus de la capitale française… Eh oui, ces grands oiseaux (et bientôt les petits, si ce nest déjà le cas..) survolent Paris.

Pour ma part, j’ai observé en automne dernier deux milans royaux et une buse, autour des gares du Nord et de l’Est. Certes, des espèces communes en France mais assez rares dans Paris intra-muros.

Et la semaine dernière, alors que je dessinais les mésanges dans le parc Kellermann, j’ai remarqué une sorte de grand goéland volant au-dessus des immeubles du 13e. Aux jumelles, j’ai pu voir les ailes noires et blanches, le bec rouge éclatant : aucun doute, une cigogne blanche.
Le superbe oiseau au vol lourd disparut entre les tours du quartier chinois. Il se dirigeait sûrement vers sa terre, quelque part au nord, pour nicher.

Paon-du-jour

Posted by admin | Blog | Lundi 5 avril 2010 20:25

paon-du-jour

C’était une belle journée ensoleillée de mars. J’étais allé faire un tour au parc de Trocadéro. Les passereaux comme la mésange charbonnière, le rouge-gorge, l’accenteur mouchet et autres merles poussaient leur chant. Sur les fleurs, les abeilles et osmies s’activaient, ainsi que quelques papillons, comme ce magnifique paon-du-jour.

Quant aux migrateurs, ils faisaient leur halte là, cherchant les insectes : ils doivent reprendre de la force pour continuer leur route (ici, le roitelet triple-bandeaux).

roitelet

Pendant quelques semaines, je ne pourrais pas renouveler comme je voudrais ce blog, car je prépare une exposition du mois de mai. Ce sera à Bruxelles !

Pêcheur

Posted by admin | Blog | Vendredi 19 mars 2010 09:53

foulque

Comme j’en ai parlé à propos du lac de Créteil, les vagues de froid de cet hiver ont fait venir pas mal d’oiseaux inhabituels dans la région. Ainsi, certains observateurs ont pu voir des canards comme la sarcelle d’hiver sur la Seine parisienne.

Sans être aussi rare que la sarcelle, le foulque reste peu fréquent dans la capitale intra-muros. En janvier, j’ai eu la chance d’en voir, deux ensemble, non loin du port St-Bernard.
Le coup de froid n’est certainement pas la seule cause de leur venue. C’est une espèce très commune en France, même dans la proche banlieue (Vincennes, Créteil etc), qui essaye peut-être d’étendre leur territoire.

Je suis tenté de tenir le même propos pour les cormorans.
Alors qu’ils étaient plutôt cantonnés dans les parties périphériques de la Seine parisienne, cet oiseau pêcheur est vu de plus en plus dans le centre de la capitale. En février, au même endroit que j’avais vu les foulques, j’en ai comptés une dizaine. Et selon d’autres ornithologues, il y en avait eu une quarantaine en janvier !

Chassés ou braconnés à cause de leur mode alimentaire (ce sont des mangeurs de poissons : gênants pour certaines activités humaines), je pense qu’ils se méfient de l’homme.
Mais nous ayant observé pendant des années, ils ont du se dire que Paris est finalement un territoire assez plaisant.

On dit aussi que la qualité d’eau de la Seine s’améliore et la population des poissons est en augmentation. Personnellement, je constate aussi la multiplication de la présence des plantes et insectes aquatiques.

Quoi qu’il en soit, le cormoran reste un de mes motifs préférés, avec leurs « gueule » et attitude intéressantes.

cormo

Pèlerins

Posted by admin | Blog | Mercredi 24 février 2010 23:53

pelerin
Depuis quelques semaines, les ornithologues « parisiens » ne parlent plus que de ça : un couple de faucon pèlerin s’est installé dans la banlieue Est de Paris.
Alors que l’an dernier, on avait déjà signalé un autre couple dans le quartier de la Défense, celui d’Ivry fut découvert par Patrick Derennes en janvier de cette année.
Ce faucon est un chasseur redoutable des oiseaux, solidement bâti, fort rapide et agile. Sa méthode de chasse est spectaculaire : il se positionne très haut (dans le ciel ou bien sur un perchoir), et après avoir repéré sa proie, il y pique dessus.

Contrairement au faucon crécerelle, le pèlerin a fait son apparition bien tardivement dans la capitale française (ou plus précisément : « autour de la capitale »). Ce qui est paradoxal, lorsqu’on sait que dans les provinces françaises, dans de nombreux pays européens, aux Etats-Unis, en Asie etc, c’est un habitué du milieu urbain. En effet, les grands bâtiments doivent lui rappeler les falaises qu’il affectionne. Et les proies ne manquent pas, puisqu’il apprécie particulièrement les pigeons (bien que son spectre alimentaire soit très large).

C’est un réel plaisir d’observer ce petit seigneur du ciel. Son pattern contrasté noir et blanc, son visage expressif, son vol puissant et acrobatique …
Je n’ai pu voir que le mâle ce jour-là mais mes amis ornithos confirment qu’il y a bien un couple. Ce dont nous espérons n’est pas difficile à deviner : un carnet rose de ce magnifique rapace dans les environs de Paris ce printemps !

Migration

Posted by admin | Blog | Dimanche 25 octobre 2009 21:26

milanIl y a quelques jours, je suis allé dans le Quartier Latin et suis passé devant Notre-Dame.
Et j’ai vu au-dessus, dans le ciel, une silhouette d’un rapace. J’ai immédiatement pensé au faucon crécerelle, car la célèbre cathédrale est connue pour en abriter plusieurs.
Mais aux jumelles, je me suis aperçu que le rapace était plus grand, assez élancé avec une queue fourchue : forme bien caractéristique des milans. Il en existe deux espèces en France (noir et royal), mais il planait si haut que l’identification était délicate.

Il cerclait lentement au-dessus de la cathédrale, puis il descendit un peu, en laissant voir ses patterns : corps beige roux, les ailes noires et blanches. Pas de doute, c’était un milan royal.

Je fus heureux d’avoir rencontré ce rapace. Sans être rare sur le territoire français, il est peu vu dans Paris intra-muros. Il devait se trouver sur sa voie migratoire. Il reprit d’ailleurs d’altitude, se dirigea en direction de sud-est et disparut de mon champ de vision.

Petit roi

Posted by admin | Blog | Samedi 3 octobre 2009 10:35

roitelet

Il y a dix jours, je suis allé me promener à la Cité Internationale Universitaire, dans le sud parisien. Il y a là un vaste campus ouvert au public, avec des allées boisées, pelouses, friche etc :tout ce que les oiseaux urbains apprécient. La proximité du parc Montsouris, situé juste au nord, favorise également la diversité (relative) de l’avifaune.

La migration avait débuté depuis quelques temps. Et ce jour-là, j’ai eu la chance d’observer pas mal de gobes-mouches gris.
C’est un passereau qui a l’habitude de se percher bien en vue et fait des allers retours pour attraper les insectes. Espèce présente dans la capitale, mais en effectif limité, on peut l’observer plus facilement au moment de la migration.

Avec les gobes-mouches, il y avait aussi des mésanges (charbonnières et bleues) et les roitelets huppés (illustré ci-dessus). Il faisait beau et chaud, les moucherons volaient par centaines. C’est pourquoi tous ces oiseaux s’affairaient autour des arbres.

Envol

Posted by admin | Blog | Lundi 27 juillet 2009 22:46

0727crecerelle
Je suis allé voir le parc de Belleville  (nord de Paris) sur un coseil d’un ami,  naturaliste chevronné. C’était effectivement un beau parc, avec notamment une partie sauvage interdite d’accès. Mais vu que c’était un dimanche après-midi, le moment n’était pas propice à l’observation.

Avec ma femme, nous sommes allés ensuite boire un café dans le quartier et en rentrant, sommes passé devant une grande église. J’ai remarqué des traces de fiente sur ses murs, et décidai d’y retourner quelques jours plus tard.

A peine une demi-heure d’attente, et voilà que les silouhettes de petit rapace apparurent sur la tour du monument : des jeunes faucons crécerelles. Leur apparence était comme les adultes mais ne savaient pas encore chasser et attendaient là, perchés sur la paroi, que les parents viennent apporter le repas.

Une heure plus tard, un des parent était arrivé avec un passereau dans les serres. Les jeunes s’étaient envolés en lançant des « kékékéké », mais un seul, le plus rapide ou adroit qui s’est saisi de la proie. Il est allé dans un angle mort pour manger tranquillement. Les trois autres étaient revenus sur leur poste et attendaient sagement.

Je serai en Bretagne cette semaine et renouvellerai ce blog durant le week-end.

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