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Japon en mai (3): bois aux papillons

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Cette année, en plus des bois que je connais presque par coeur, j’en ai exploré un autre, situé dans un grand parc.
Il y a là une partie détente, avec vaste pelouse et plans d’eau, et une autre partie boisée, plus « nature ».

Sur l’un des étangs, j’y trouvais de nombreuses tortues, dont la plupart était hélas, celle de Floride, avec une minorité d’espèce locale, Mauremys reevesii.
J’ai remarqué celle qui est dessinée dessus: un individu sombre que j’ai pris d’abord pour la tortue japonaise… mais la forme de carapace ainsi que le motif de tête étaient différents. Elle avait également des longues griffes, comme celle de Floride.

J’ai posé la question à mes compatriotes naturalistes. La réponse n’a pas tardé: c’était la forme mélanique de la tortue nord-américaine…

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Puis, je suis monté sur la colline, la partie boisée du parc. Sur la lisière, je remarquai de nombreux insectes (charançon Merus erro, raphidie, guêpe chasseuse, petit papillon de nuit -un tortricidé probablement-) ainsi que quelques fleurs, dont ces charmantes fleurs blanches: Tradescantia fluminensis (nullement japonaise, l’espèce vient de l’Amérique du sud!).
Et une fois dans le bois, je voyais d’autres papillons de nuit (par exemple, ce remarquable Evecliptopera illitata), et une guêpe Parapolybia sur la sève, en compagnie des mouches.

C’était un bel d’après-midi. Et en cette fin de mai, il y avait un insecte que je désirais voir. Une espèce de thécla, un petit papillon forestier, le Japonica lutea.

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J’ai arpenté les sentiers, et au bout d’une heure, j’ai enfin repéré des minuscules ailes d’un orange éclatant.
Il s’envola du bas d’un arbre, et se posa à deux mètres environ. Aux jumelles, j’ai pu distinguer les délicates bandes sombres et blanches, et la « queue » effilée.

Il existe au Japon de nombreuses espèces de thécla. La plupart de ces papillons sont vivement colorés, certains évoquant le morpho sud-américain… même si leur taille est minuscule.
Leur éclosion correspond avec l’arrivée de la mousson, en juin. Ce Japonica est plus précoce que ses congénères, et j’ai eu de la chance de le croiser. Deux jours après, je devais prendre l’avion pour la France.

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