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Japon en mai: (1) rizière et bois

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Un séjour de trois semaines au Japon en mai: voilà un voyage qui n’était pas au programme, mais on a du le faire pour une cause familiale. J’en ai profité évidemment pour aller observer et dessiner les faune et flore du printemps.

Mes sites familiers sont des endroits à la fois agricoles et sauvages: rizière, friche et bois. Les habituelles orchidées (Cephalanthera falcata et Calanthe discolor) étaient au rendez-vous, je retrouvais également les lézards, passereaux et papillons, ainsi que ce longicorne magnifique, rouge écarlate tacheté de noir: Purpuricenus temminckii. L’espèce est commune au printemps, volant ou se déplaçant sur les plantes. Sa taille d’une quinzaine de millimètres et surtout sa splendide couleur ne le laisse guère inaperçu.

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En mai, les rizières se remplissent d’eau et les plants de riz sont en place. Certains oiseaux y viennent, pour se nourrir ou se reposer. Un matin, j’ai pu observer ce canard à bec cerclé, l’espèce la plus commune parmi nos anatidés, évoluant dans la boue, à se toiletter et cherchant son petit déjeuner.

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Quelque jours plus tard, j’aperçois un autre oiseau dans les rizières. Aux jumelles, je vois qu’il est vivement coloré: ce n’est pas le canard à bec cerclé… Je sors ma longue-vue et mon carnet de croquis. C’est bien le mandarin, le plus beau de nos canards: orange, blanc, violet, roux… et ses drôles de plumes font de lui un superbe modèle.
Après plusieurs minutes d’observation, je vois un autre individu, plus terne (vert olive, finement tacheté de blanc): c’est la femelle. Le couple s’alimente, s’éloigne et finit par partir en vol. Ils avaient probablement fait une halte ici, avant d’aller nicher en montagne.

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Je suis retourné dans le bois où niche la chouette de l’Oural.
Cousine de la hulotte, plus grande, c’est un rapace nocturne commun, mais bien discret. Depuis 2011, je viens voir cette famille. L’un des parents est toujours autour du nid, vigilant, à me surveiller si je ne menace pas sa progéniture. Depuis que je les connais, ils n’élèvent qu’un petit.
Cette année aussi, j’ai fini par trouver le poussin, sorti du nid. Il était à plusieurs mètres du sol, posé sur une branche. Je me suis placé assez loin, pour le dessiner avec une longue-vue. Complètement indifférent à ma présence, il se toilettait, allongeait ses ailes et scrutait les alentours entre deux séances de sommeil léger.

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