Séoul

Posted by admin | Blog | Mercredi 30 septembre 2009 20:37

coreen

C’était il y a quelques semaines, nous sommes allés manger dans un restaurant coréen, dans le quinzième arrondissement.
Il faisait bon, on s’est donc installé sur la terrasse. D’abord, les petits mets arrivèrent : les namuls (légumes -courgette, épinard, pousse de soja- cuits et marinés dans l’huile de sésame, assaisonnés au sel et à l’ail), cacahuètes mijotés et bien sûr l’immanquable kimchi, le chou fermenté, salé et piquant.
J’ai pris comme plat le pibimbap aux seiches. Dans un bol en pierre chaude se trouvaient du riz, l’oeuf, des courgettes, pousses de soja et morceaux de seiche. J’ai mélangé le tout, qui continuait à cuire grâce au bol chauffé. Un vrai délice.

Pour le dessert, ma femme a commandé une sorte de gaufre, fourrée de pâte de soja rouge sucré. Avec un thé au seau de Solomon, ce fut une belle fin de notre repas.

Restaurant « Séoul »
165 rue de Javel Paris 15e

Chinchard à la japonaise

Posted by admin | Blog | Lundi 28 septembre 2009 09:02

chinchard

Sur l’étal des poissons au supermarché, on a trouvé des chinchards frais. Ma femme en a profité pour faire quelques plats (qui se trouvent rarement sur la carte des restaurants :ce sont des recettes de cuisine familiale).

En premier, le « namerou » : une sorte de tartare de chinchard, avec de pâte de soja (miso) et ciboulette finement coupée. C’est un plat qu’on trouve au Japon dans certaines régions, en particulier à Chiba d’où ma femme est originaire.
Ensuite, la soupe avec des abats, faite simplement avec un peu de poireau. Toute l’essence du poisson se trouve dans les tête, nageoires, arêtes … un peu à l’image de la bouillabaisse.

Et enfin, le meilleur : le blanc. Mijoté avec sauce de soja, gingimbre et « mirin » (sauce alcoolisée et sucrée). C’est une délice, à consommer délicatement avec un saké bien frappé (à défaut, un bon petit blanc…).

Demoiselles de mer

Posted by admin | Blog | Vendredi 25 septembre 2009 06:42

poissons

Mon dernier jour à Port-Cros fut très ensoleillé aussi (il n’y avait pas plu depuis des semaines, alors que dix jours plus tard, Var a connu des jours de pluie diluvienne).

Avant de prendre le bateau, je me suis amusé à observer les poissons dans le port, depuis le quai. Gobies, tryptégirions, concombres de mer, crabes étaient bien visibles.

Près d’un gros rocher, j’ai remarqué des petits éclairs bleus cobalt : des juvéniles de castagnole (ou demoiselle). Aux jumelles, je voyais bien ses nageoires effilées, notamment la caudale, qui leur donnaient un air élégant. Des joyaux, qui témoignaient bien la richesse des eaux de cette superbe île.

Dessin sous-marin

Posted by admin | Blog | Mercredi 23 septembre 2009 10:59

girelle

Port-Cros est un parc national, ses garrigues, maquis et forêts sont protégés, ainsi que sa partie maritime. Il n’y pas eu de pêche ni de chasse sous-marine depuis des dizaines d’années : du coup, les poissons se montrent extrêmement familiers avec les humains. Lorsque vous nagez avec vos masque et tuba, ce sont eux qui viennent à votre rencontre.

Je prends toujours des plaques en plastique et crayons gras quand j’ai la chance de me rendre à Port-Cros. C’est ainsi que je peux dessiner les habitants de la mer.

Pendant ce séjour, j’ai pu admirer les différentes espèces de labe, sar, gobie,,, et ces girelles richement colorées. Comme son nom indique, il nage souvent en se tournant. Peu farouches, on peut en voir de différents tailles et coloris dans les eaux côtière de l’île

Forêt de pin

Posted by admin | Blog | Dimanche 20 septembre 2009 07:37

huppe

L’île de Port-Cros est couverte de forêt méditerranéenne, naturelle et sauvage. C’est un réel plaisir de suivre ces sentiers (très bien balisés), en observant les insectes, fleurs ou reptiles. Dans le ciel, on peut voir évoluer, selon les saisons, des tas de passereaux, rapaces, goélands…

Après quelques heures dans l’obscurité à observer les geckos, je suivais un chemin qui menait vers le sud de l’île. Le ciel s’éclaircissait petit à petit, et lorsque je suis arrivé près du point de vue de Gabinière, il faisait complètement jour.

Il y avait là des pins, et je remarquai un oiseau qui s’est envolé, de la taille de merle, beige avec des motifs noirs et blancs. Il n’y a qu’une espèce qui rassemble ces critères: la huppe. Aux jumelles, je voyais bien (justement) sa belle huppe, ainsi que son long et fin bec.

Peu farouche, elle resta sur sa branche quelques minutes, puis s’est posée à nouveau sur le sol un peu plus loin, et continua à chasser les petites bêtes parmi les herbes.

Hémidactyle

Posted by admin | Blog | Vendredi 18 septembre 2009 10:51

hemidactyle

Le troisième jour, je m’embarquai au port du Lavandou pour l’île de Port-Cros.
Ce devait être mon cinquième ou sixième séjour sur cette superbe île, entièrement classée en parc national.
Cette fois-ci, j’avais deux buts précis : voir le faucon d’Eléonore et observer le phyllodactyle.

Le premier est un faucon nichant sur les falaises méditerranéennes. Il est rare en France, mais assez régulier à Port-Cros au début d’automne (et il y nichait jusque dans les années 1960).
J’ai réussi à le voir du côté du fort d’Etissac (d’où on bénéficie une vue dégagée), planant haut dans le ciel. Un faucon de taille moyenne, aux ailes effilées, uniformément marron foncé (forme sombre).
Alors que je continuais à l’observer, un faucon pèlerin apparut, complètement excité, faisant des looping et piqué. Le faucon d’Eléonore s’éloigna lentement vers le sud, mais le pèlerin resta là un bon moment, en lançant des cris.

Mon deuxième objectif était un gecko (lézard nocturne aux doigts adhésifs) : le phyllodactyle. J’ai marché pendant pas mal d’heures dans la nuit et finis par l’apercevoir, courant sur une paroi rocheuse. Un petit gecko, dont la silhouette semblait trapue à cause de sa queue comprimée.

Pendant ma marche nocturne, j’ai pu dessiner une autre espèce de gecko, l’ hémidactyle. Nettement plus abondant que son cousin, il se distingue aisément par sa silhouette plus élancée et ses couleurs contrastées : rose-beige avec des rayures bien foncées.

Si le phyllodactyle est une espèce assez rare, réservée aux îles et quelques sites côtiers de la Méditerranée, le hémidactyle a une répartition très vaste : ayant su profiter des déplacements humains, il est même présent aux Etat-Unis. Cependant, cela ne m’a pas enlevé le plaisir de le dessiner.

Couleurs d’Afrique

Posted by admin | Blog | Mercredi 16 septembre 2009 07:29

guepier

Alors que je m’apprêtais à descendre vers la ville d’Hyères, j’entendis des « prrrh prrrh… », des cris doux d’oiseau depuis le ciel. C’étaient des signaux bien caractéristiques de guêpier.
J’en voyais un, puis cinq, dix… Un petit groupe chassait les insectes au-dessus de maquis.

Le guêpier est un oiseau aux couleurs superbes (jaune or, vert cobalt, roux clair), qui évoquent sa patrie africaine. Sa forme aérodynamique et son vol acrobatique sont également le plaisir pour nos yeux.

Une semaine dans le Sud

Posted by admin | Blog | Lundi 14 septembre 2009 07:27

araignee

Je viens de passer une semaine autour d’Hyères, dont cinq jours sur l’île de Port-Cros.

Désolé pour ceux qui n’aiment pas les araignées, mais voici une des espèces les plus intéressantes que j’ai observées, sur un sentier des Maurettes (arrière-pays hyèrois) : l’Eresus niger. C’est le mâle, vivemment coloré, qui courait sur le sol. Il ne tisse pas de toile et chasse ainsi des petits insectes, comme font les Saltiques.

Les criquets et sauterelles étaient partout dans les garrigues, ainsi que les derniers papillons. Les libellules exécutaient leur acrobatie aérienne, certaines étaient poursuivies par les guêpiers, en route vers l’Afrique.
La fin de l’été s’annonçait, d’ailleurs je n’entendais plus aucun chant de cigale.

Trouville

Posted by admin | Blog | Mercredi 2 septembre 2009 19:42

restautrouvilleC’était le week-end du 15 août. Ma femme voulait voir la mer : on s’est dit que l’endroit le plus accessible depuis Paris est bien la Normandie, en particulier Deauville-Trouville.
Un petit voyage donc d’une journée, car tous les hôtels (abordables) affichaient complets. Si cela ne tenait qu’à moi, j’aurai bivouaqué, mais ma campagne n’aurait certainement pas apprécié une araignée grimpant dans le pantalon en pleine nuit, sans parler des tiques – les fameux aoûtats- et moustiques, assoiffés du sang.

Sortis de la gare, nous avons longé une rivière en admirant les jolies maisons et inévitables boutiques touristiques. Il y avait des poissonniers, bien achalandés en soles, tourteaux, huîtres et autres moules.

Bien que la saison ne soit pas idéale pour déguster le fruit de mer, nous avons pris place dans un bistrot. Si le tourteau avait une chair maigre, son « corail » était succulent. Quant aux huîtres (que l’on ne mangeait pas en été jadis), elles furent très bonnes. Tout cela était accompagné d’un muscadet bien frappé.

Les serveurs étaient rapides et professionnels, ce qui ne gâchait rien à l’atmosphère à l’ancienne du bistrot.